Situation le 20 avril
Depuis les premières victoires juridiques la
situation s'est dégradée. L'Etat mène une offensive
inouïe. Il ne s'agit pas tant de persécuter quelques Roms "Montreuillois"
mais de tester les élements de résistance afin de paufiner
les modifications de la loi qui permettront d'en finir avec les "indésirables"...
M. Sarkozy a promis un charter par jour. Pour celà
les Roms sont pris pour cible car les moins organisés et les moins
insérés socialement.
Ainsi les derniers maintiens en rétention
ont été confirmés. Pire, en appel le jugement de Meaux
a été modifié et les 21 hommes élargis seraient
censés retourner en centre de rétention. Et la Préfecture
communique activement pour souligner cette grande victoire. Résultat
des courses, c'est qu'il est possible de mettre en rétention
un étranger même si la légalité de son interpellation
est douteuse.
Les femmes assignées à résidence
à la Maison ouverte n'ont aucune chance de voir leur APRF (arrêté
préfectoral de reconduite à la frontière) annulé.
Elles n'ont le choix que de se présenter mardi à la préfecture
munies d'un billet d'avion, et ont leur rendra leur passeport devant la
passerelle de l'avion. Chaque famille est très durement touchée
par l'inégalité totale des jugements entre les hommes et
les femmes.
Departs : trois hommes expulsés, dont
deux avec visa autrichiens (juridiquement les plus sûrs) de trois
mois et une présence sur le territoire de moins d'un mois...L'autre,
avec une femme gravement malade et une petite fille restées ici.
Plus trois femmes expulsées dont deux enceintes et trois enfants
mineurs. Durant la rétention, elles n'ont à aucun moment
pu voir de médecin.
Devant l'impossibilité de trouver refuge
ailleurs, il a été décidé de rester à
la maison ouverte.
Afin d'éviter de mauvaises surprises, les
personnes en danger d'être arrétées sont mises en sécurité.
Quelques personnes rentrent en Roumanie volontairement, ce qui leur évitera
de se faire confisquer le passeport pour 5 ans à l'arrivée.
Pour mieux revenir !
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