Bienvenue sur le site du Comité de soutien aux Roms de Montreuil
raflés le 14 avril 2003 !
Introduction au site par deux photos. Une expulsion-rafle-destruction ça ressemble à ça.Des photos du lieu ont aussi été prises après l'expulsion. Rapidement, des Roms ont d'abord été accueillis en urgence à la Maison ouverte (ici), ils étaient une centaine, certains étant partis ailleurs et douze d'entre eux ayant été expulsés du "pays de Droits de l'Homme". Quelques portraits témoignent des attentes, espoirs et inquiétudes durant ces quelques jours de répit à la Maison ouverte.
La première victoire a été que malgré l'acharnement dont a fait preuve la Préfecture et l'absence totale de soutien - au départ - de la part mairie de Montreuil (dirigée par J.-P. Brard, apparenté PC, cf. documents), la scolarisation des enfants est toujous restée assurée ! Beaucoup de Roms ont été hébergé chez des militants. Peu à peu, quelques solutions se dessinent pour quelques familles.
Depuis le 6 juillet, des Roms occupent une maison au 23 rue Pépin. Cette ancienne ferme appartenait à une personne décédée dont la succession semble floue. Le 18 juillet, une femme affirmant être la fille des propriétaires est venu demander l'expulsion aux forces de l'ordre. Des policiers montreuillois ont tenté d'investir le lieu (ici des photos). Après négociations, le commissaire Calandri a simplement constaté l'occupation, conseillant à la prétendue propriétaire de se lancer dans une procédure civile. Des réunions ont lieu tous les jeudi au 23, rue Pépin à 19h30. Ici, des photos de la soirée portes ouvete du 26 octobre au 23 rue Pépin.
Article paru dans Libération le 26 juillet 2004
D'autres actions sont en préparation, ce site est régulièrement mis à jour. Egalement disponible, le dernier communiqué en date du 4 mai, et également ceux du 30 avril, 25 avril (ici en RTF), 21 avril et 20 avril.
Dans la chasse aux Roms, la Police rafle même les enfants ! A une semaine du jugement en appel devant le tribunal correctionnel de Paris contre l'expulsion des Roms, une RAFLE a été organisée par la police avec la complicité de la mairie le lundi 14 avril 2002. La mairie avait accompagné des riverains se plaindre à la préfecture et demander l'expulsion sans se soucier du relogement. L'arrêté municipal concernant le stationnement le jour de la rafle avait été signé le 11 avril par l'adjoint à l'urbanisme, aucune information n'avait été transmise à tous ceux qui tentent de venir en aide aux Roms. Les cars des forces de l'ordre étaient abrités dans le parking des services techniques de la mairie etc. PIRE ENCORE, le 23 avril, la mairie osait écrire dans le journal municipal que si certains Roms avaient été expulsés (12 en réalité à ce jour), "les autres ont été relogés provisoirement par les soins de la Croix-Rouge." C'est faux !
La Croix-Rouge a mis à la rue au bout de 500 mètres les Roms qu'elle avait embarqués dans son car le 14 avril !![]()
Concrètement, des policiers français, dignes des plus sombres années de notre histoire ont pris position dès 4h du matin et ont attendu dans le silence les deux heures qui les
séparaient de 6h (heure légale pour les expulsions), ils ont alors sorti du bâtiment à 6h15 les habitants, hommes, femmes, enfants , les a alignés contre un mur et fouillés, y compris les enfants de quatre ans. Les familles ont été éclatées, les hommes d'un côté les femmes de l'autre, avant d'être conduits dans un centre de rétention. La squat a été rasé immédiatement bien que le permis de démolir soit en cours... De jeunes enfants (onze enfants de moins de douze ans et même un bébé âgé d'à peine un mois) ont été détenus dans des conditions inhumaines...
Nous avons besoin de dons, les procédures juridiques coûtent cher ! Merci d’adresser vos chèques (à l'ordre de C. Rebat) au collectif de soutien c/o Ligue des Droits de l'Homme, Maison des associations, 35 av. de la Résistance, 93100 Montreuil. Cet argent sera utilisé pour améliorer les conditions de (sur)vie, payer les avocats etc.Le site tel qu'il était AVANT la RAFLE : Ce site est avant tout un site d'information ou d'action pour toute personne désireuse d'en savoir plus sur la situation des Roms de Montreuil installés au 47, rue Paul Doumer. Sur cette page, vous trouverez aussi quelques infos sur d'autres lieux d'Île de France avec par exemple cette photo sur la rafle d'Achères (Yvelines) le 6 mars 2003 (voir ci-dessous).
Vous trouverez ici un dossier d'infos à télécharger (actualisé en janv.03) contenant une revue de presse.
Le site se veut aussi un moyen de communication pour toutes celles et ceux qui souhaitent rejoindre le comité de soutien. Les réunions ont lieu sur place tous les jeudis à 18h30, tout le monde peut venir.
:Trois toilettes ont été installées par la DDASS et EDF a mis en place un compteur avec un branchement sécurisé (les Roms payent leur consommation). Emmaüs Alternatives est mandatée par la DDASS pour subvenir aux besoins du groupe. Les cabanes et baraques de la cour ont été détruites. On manque de produits frais, de pharmacie familiale (aspirines, pansements, désinfectants, coton, compresses etc.). Des tickets de métro seraient appréciés... et les initiatives sont les bienvenues. Le 9 décembre 2002, l'arrêté d'expulsion a été notifié. Une procédure de recours a été engagée grâce aux avocats du DAL... jugement le 22 avril 2003.
A Fontenay-sous-bois (94) où d'autres Roms roumains sont installés, des régularisations sont en cours.
La situation à Choisy-le-Roi (94) est bien plus triste (ici un communiqué de la Ligue des droits de l'Homme), une rafle a eu lieu et des terrains ont été "nettoyés". M. Sarkozy s'est rendu sur place le 3 octobre 2002 et a refusé de rencontrer le collectif de soutien, préférant ne s'entretenir qu'avec les riverains. Le 4 novembre, l'Abbé Pierre a choisi un bidonville insalubre et marécageux de Choisy-le-Roi pour présenter l'"amendement abbé Pierre" cosigné par 7 associations, contre le projet de loi Sarkozy pénalisant squats de terrains vagues et mendicité (ici, dépêche AFP reprise par Yahoo). Le mardi 3 décembre 2002 au matin, une opération policière très importante (véritable rafle avec entre 450 et 800 policiers mobilisés selon les sources), a été menée sur trois différents sites : un squat et un terrain à Choisy et un campement à Rungis. 71 roms ont été interpellés. De nombreuses fuites ont permis à une grande majorité de tsiganes de fuir. Après plusieurs heures de garde à vue, les premiers retenus ont été emmenés à l'un des deux hôtels réquisitionnés par la préfecture du Val de Marne. L'opération était prévue depuis de longues semaines, tous les commissariats du 94 étaient réquisitionnés, certains policiers n'ont pu prendre leur congé, le bureau des interprètes saisis depuis un mois etc. Finalement, quatre Roms ont été expulsés. Grâce à une mobilisation sans précédent et surtout grâce à l'extrême compétence des avocats, 44 Roms de Choisy ont été libérés le 5 après que le tribunal de Créteil a statué sur 3 irrégularités dans le respect du droit : irrégularités dans le déroulement de l'interpellation par les forces de police, irrégularité dans la saisine du Juge à raison de l'insuffisance des pièces transmises par la Préfecture,irrégularité du placement en garde à vue et irrégularité du maintien en détention (et violation de l'art. 4 du protocole de la Convention européenne des droits de l'homme relative à l'interdiction de la mise en oeuvre d'expulsions collectives).
Ici, un article sur l'ancienne situation à Achères (78), qui donne également un compte-rendu de la première réunion entre des maires de communes concernées par la présence des Roms. Malheureusement, aucun élu Montreuillois ne s'est déplacé à cette invitation. Fin février 2003, des expulsions ont eu lieu, le 2 mars, une manifestation à eu lieu sur place... Le 6 mars, le terrain a été entièrement expulsé... à suivre !
le 26 avril
2004